EN FAMILLE

Jo et Nanou

C'est là que ma seconde belle-soeur, Marie-Bernadette dite Nanou, fit la connaissance d'un garçon dynamique qui me plut immédiatement : Jo. Comment se sont-ils rencontrés ? Devinez : au Crédit Lyonnais ! Ce ne fut pas très long et en 1957, ils se mariaient ! Il y a plusieurs mariages dont je me souviens peu, mais celui-là, oui ! Pourquoi ? Pour deux raisons dont l'une bien triste, quelques jours avant, la grand-mère maternelle était décédée et on manquait d'entrain, mais aussi parce que nous n'avions jamais vu une telle canicule sur la région parisienne. Il faisait tellement chaud à Montreuil, qu'à cinq heures du matin nous étions sur la terrasse pour espérer respirer un peu d'air frais. Dans le très bon restaurant où nous avions déjeuné à midi, j'ai vu mon beau-père faire le seul péché mortel de sa vie : il a mis des glaçons dans son Pommard !!! Heureusement, ce restaurant était au bord de la Marne et on a loué des bateaux pour aller canoter. Le soir, j'emmenais nos amoureux dans ma superbe Simca (?), à la gare d'Austerlitz d'où ils partaient en voyage de noce (de justesse car nous étions tombés en panne d'essence en cours de route). Avec tous mes beaux-frères (attendez la suite, ça va venir) j'ai eu une sorte de complicité mais qui a été très différente selon le caractère de chacun. Toujours très agréable et amicale ; j'aurais même pu écrire fraternelle, mais pour moi le mot ami est plus fort que frère.

Avec Jo et Nanou on a fait des tas de choses, ils venaient parfois à certains de mes spectacles. Je me souviens de l'un d'entre eux dans le Baujolais où Jo était dépressif et il s'est soigné avec le médicament local. Un voyage de 3 jours aux Lecques, à l'hôtel de la Plage, pour la Pentecôte, en wagons couchettes, nous avons dévoré des langoustes. Un autre, toujours aux Lecques où nous avions en plus de nous et nos bagages, nos deux chiens dans la voiture (un berger allemand et un chowchow) heureusement, la voiture était grande ! Je pourrais écrire un livre entier sur nos rencontres.
C'est à Thurageau où il était venu pour m'aider dans la construction d'une chute d'eau dans mon bassin. Jo est tombé malade alors que nous avions des projets ensemble pour occuper notre retraite.